Gobert et Associés
Vue générale de Marseille depuis les hauteurs

Avocat en droit des sociétés : constitution, suivi, conflits

Créer une société, en organiser le fonctionnement, préparer une cession ou sortir d'un blocage entre associés : ces décisions se prennent une fois et engagent pour longtemps. Le cabinet accompagne dirigeants et associés à chacune de ces étapes, de la constitution au contentieux lorsqu'il devient inévitable.

Cabinet à Marseille — intervention sur tout le territoire national

Suivi par Me Cécile Pion et Mme Léa Riccardi

Le choix de la forme sociale : une décision qui se répare mal

Société par actions simplifiée, société à responsabilité limitée, société civile immobilière, société d'exercice libéral : le choix de la forme ne relève pas de la préférence. Il détermine la liberté d'organiser la gouvernance, le régime social du dirigeant, le sort fiscal des bénéfices, les conditions d'entrée et de sortie des associés, et la facilité d'accueillir un jour un investisseur.

Une transformation ultérieure est possible, mais elle coûte du temps, des formalités et parfois de l'impôt. Nous examinons donc en amont le projet réel — qui apporte quoi, qui décide, qui pourra sortir et à quelles conditions — avant de retenir une structure. S'agissant de détention immobilière, la question de la société civile et de son régime fiscal se pose systématiquement, et rejoint la pratique immobilière du cabinet.

Statuts et pacte d'associés : deux documents, deux fonctions

Les statuts sont publics et fixent les règles du jeu opposables à tous : objet, capital, organes de direction, majorités, agrément des nouveaux associés, préemption en cas de cession. Des statuts recopiés d'un modèle laissent presque toujours des trous — sur l'exclusion d'un associé, sur le sort des parts en cas de décès ou de divorce, sur les décisions exigeant l'unanimité.

Le pacte d'associés, lui, reste confidentiel et organise ce que les statuts ne peuvent pas ou ne doivent pas dire : engagements de conservation des titres, droit de sortie conjointe, obligation de sortie, répartition des rôles, non-concurrence, modalités de sortie d'un associé fondateur. C'est le document qui évite le conflit, ou qui permet de le régler sans juge lorsqu'il survient.

  • Clause d'agrément et droit de préemption sur les cessions de titres
  • Clause d'exclusion et conditions de rachat des parts
  • Répartition des pouvoirs et décisions soumises à unanimité
  • Sortie conjointe, sortie forcée et valorisation des titres
  • Non-concurrence et confidentialité des associés

Le suivi de la vie sociale, là où naissent les contentieux

L'essentiel du contentieux entre associés prend racine dans des négligences ordinaires : assemblées non tenues ou mal convoquées, comptes approuvés hors délai, conventions passées entre la société et son dirigeant sans autorisation, décisions prises sans respecter la majorité statutaire, registres non tenus. Chacune de ces irrégularités devient, le jour du désaccord, un moyen de contestation.

Le cabinet assure le suivi juridique courant — convocations, procès-verbaux, approbation des comptes, modifications statutaires, formalités de publicité — précisément pour que ces moyens n'existent pas. C'est un travail peu spectaculaire dont la valeur apparaît lorsqu'un associé conteste, ou lorsqu'un acquéreur audite la société avant de l'acheter.

Conflits entre associés : sortir du blocage

La mésentente entre associés peut paralyser une société parfaitement viable : refus systématique d'approuver les comptes, blocage des décisions nécessitant une majorité qualifiée, rétention d'informations, éviction de fait d'un associé de la direction. Le droit offre plusieurs voies, dont le choix dépend du rapport de force et de l'objectif réel — rester, ou sortir aux meilleures conditions.

Une décision prise par la majorité contre l'intérêt de la société et dans le seul but de favoriser les majoritaires peut être annulée comme abus de majorité ; le blocage systématique par un minoritaire d'une décision nécessaire à la survie de la société peut être sanctionné comme abus de minorité. Selon les cas, nous demandons la désignation d'un mandataire ou d'un administrateur provisoire, une expertise de gestion, la révocation du dirigeant, ou nous négocions le rachat des titres — la dissolution judiciaire pour mésentente restant l'issue extrême, lorsque la paralysie est établie.

  • Annulation d'une décision pour abus de majorité ou de minorité
  • Désignation d'un mandataire ad hoc ou d'un administrateur provisoire
  • Expertise de gestion et accès à l'information de l'associé
  • Révocation du dirigeant et responsabilité pour faute de gestion
  • Négociation du rachat des titres et évaluation contradictoire

Cessions de titres et de fonds de commerce

Une cession se prépare avant de se signer. Du côté du cédant, il s'agit de circonscrire les garanties consenties dans le temps et dans leur montant. Du côté de l'acquéreur, il s'agit de vérifier ce qu'il achète — dettes, engagements de caution, contentieux en cours, baux, contrats transférés — et d'obtenir des garanties utiles, assorties d'un séquestre lorsque la situation le justifie.

Nous intervenons pour l'une ou l'autre partie, de l'audit préalable à la rédaction de l'acte et de la garantie d'actif et de passif, ainsi que sur le contentieux qui suit parfois la cession lorsque la réalité de l'entreprise s'est révélée différente de ce qui avait été présenté.

Un premier échange pour situer l'enjeu Décrivez votre situation par téléphone au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact : nous vous indiquons les options possibles, les délais applicables et la formule d'honoraires adaptée. Le cabinet intervient partout en France.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent


Aucune forme n'est meilleure en soi. La SAS offre une grande liberté d'organisation statutaire et convient lorsque l'on prévoit d'accueillir des investisseurs ; la SARL est plus encadrée, avec un régime social du gérant majoritaire différent. Le choix se fait à partir du projet réel — gouvernance souhaitée, rémunération du dirigeant, entrée et sortie des associés — et non à partir d'un modèle.
Oui, car les deux documents n'ont pas la même fonction. Les statuts sont publics et opposables à tous ; le pacte reste confidentiel et organise les rapports entre associés — engagements de conservation des titres, sortie conjointe, valorisation, non-concurrence. C'est souvent le pacte qui permet de régler un désaccord sans passer devant un juge.
Plusieurs voies existent selon la situation : faire annuler une décision constitutive d'un abus de majorité ou de minorité, demander en justice la désignation d'un mandataire ad hoc ou d'un administrateur provisoire, solliciter une expertise de gestion, engager la révocation du dirigeant, ou négocier le rachat des titres. La dissolution judiciaire pour mésentente n'intervient qu'en dernier recours, lorsque la paralysie est caractérisée.
Seulement si une clause statutaire d'exclusion le prévoit et à ses conditions, ou dans les cas prévus par la loi. Une exclusion décidée sans base statutaire ni respect du contradictoire est contestable. La question du prix de rachat des titres et de son mode d'évaluation est alors centrale.
Oui. La société civile immobilière est une structure de détention fréquente dans les dossiers du cabinet : constitution, rédaction des statuts, cession de parts, désaccords entre associés indivisaires ou familiaux, et articulation avec le contentieux immobilier lui-même.
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est là que naissent la plupart des contentieux : convocations irrégulières, comptes approuvés hors délai, conventions non autorisées, majorités non respectées. Un suivi régulier supprime ces moyens de contestation, et devient déterminant le jour où un associé conteste ou un acquéreur procède à un audit.

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