Gobert et Associés
Le palais de justice de Marseille

Avocat en responsabilité des intermédiaires de l'immobilier

Un investissement présenté comme sûr se révèle défaillant : rendement qui ne s'est jamais réalisé, exploitant en difficulté dès la livraison, chantier qui ne s'achève pas. Derrière l'opération, un conseiller en gestion de patrimoine, un agent immobilier, une banque ou un notaire est souvent intervenu — et leur responsabilité peut être recherchée, individuellement ou dans le cadre d'une action collective, à l'occasion d'une acquisition dans le neuf comme dans l'ancien.

Cabinet à Marseille — intervention sur tout le territoire national

Suivi par Me Christophe Jervolino, Me Cécile Pion et Me François Morabito

Un devoir de conseil qui ne se limite pas à vendre

Celui qui recommande un investissement immobilier, qu'il soit conseiller en gestion de patrimoine, agent immobilier ou courtier, est tenu d'un devoir d'information et de conseil : présenter le produit de façon exacte, alerter sur ses risques, et vérifier qu'il correspond à la situation et aux objectifs de son client. Un rendement locatif présenté comme garanti, un exploitant dont les difficultés financières étaient connues et tues, un risque fiscal minimisé : ce sont les manquements qui reviennent le plus souvent dans nos dossiers.

La faute ne se limite pas au conseil donné avant la vente. Elle peut aussi résider dans l'absence de mise en garde sur un montage inadapté au profil de l'investisseur, ou dans la perception d'une commission dissimulée qui a orienté le conseil davantage vers l'intérêt du vendeur que vers celui de l'acquéreur.

  • Rendement locatif présenté comme garanti ou sécurisé
  • Difficultés de l'exploitant connues et non révélées
  • Montage fiscal ou juridique inadapté à la situation du client
  • Commissions perçues et non révélées à l'acquéreur

La banque : devoir de mise en garde et vérification du financement

L'établissement de crédit qui finance l'opération n'est pas un simple prêteur. Il est tenu d'un devoir de mise en garde envers l'emprunteur non averti, dès lors que le prêt n'est pas adapté à ses capacités financières ou au risque de l'opération. Ce devoir s'apprécie au regard de ce que la banque savait ou aurait dû savoir du montage financé — y compris lorsqu'elle est également celle du promoteur ou de l'exploitant, situation qui appelle un examen particulier.

S'ajoute la vérification du financement lui-même : conformité de l'offre de prêt, respect du formalisme protecteur de l'emprunteur, adéquation entre la durée du crédit et celle de l'avantage fiscal recherché. Une offre de prêt irrégulière peut ouvrir droit à la déchéance du droit aux intérêts.

Le notaire : garant de la sécurité juridique de l'acte

Le notaire engage sa responsabilité lorsqu'il manque à son devoir de conseil et d'information, ou à ses vérifications d'usage : absence d'alerte sur un risque juridique apparent à la lecture de l'acte ou des pièces annexées, défaut de vérification de la situation hypothécaire ou urbanistique du bien, authentification d'un acte déséquilibré sans réserve ni mise en garde. Sa qualité d'officier public ne l'exonère pas d'un devoir de conseil impartial envers l'ensemble des parties à l'acte, y compris l'acquéreur non représenté.

En matière de vente en l'état futur d'achèvement, le rôle du notaire est renforcé : vérification des garanties financières d'achèvement, conformité du contrat préliminaire, respect du calendrier des appels de fonds. Un manquement à ces vérifications engage sa responsabilité lorsqu'un préjudice en résulte.

La VEFA : un terrain particulièrement propice au contentieux

L'achat sur plan cumule les intervenants — promoteur, banque, notaire, parfois conseiller — et les occasions de manquement : retard de livraison non justifié, non-conformités par rapport aux plans et à la notice descriptive, appels de fonds excédant les tranches légalement autorisées au regard de l'avancement réel des travaux, silence sur des difficultés financières du maître d'ouvrage ou de ses entreprises déjà connues au moment de la vente.

Le cabinet représente une partie des acquéreurs d'une résidence marseillaise dont le chantier a pris plusieurs années de retard, et a obtenu en justice une expertise qui a établi l'origine réelle du blocage : des entreprises intervenant sur le chantier n'avaient pas été payées par le maître d'ouvrage. Ce type de dossier illustre l'intérêt d'une action collective lorsque plusieurs dizaines d'acquéreurs sont confrontés à la même situation : mutualiser l'expertise, unifier la stratégie, tout en laissant chacun maître de son propre dossier.

L'affaire Apollonia : la démonstration par le pénal comme par le civil

L'affaire Apollonia illustre à grande échelle ce que le cabinet traite au civil dans des dossiers individuels : un investissement présenté comme sécurisé, un montage reposant sur un rendement locatif qui ne s'est jamais réalisé, et des intermédiaires professionnels — commercialisateurs, mais aussi des notaires — parmi les protagonistes. Le tribunal correctionnel de Marseille a jugé quinze prévenus ; le jugement du 15 janvier 2026 en a reconnu coupables quatorze, dont cinq intermédiaires condamnés à des peines de trois à cinq ans d'emprisonnement. Deux notaires, l'un d'Aix-en-Provence, l'autre de Marseille, ont été condamnés à cinq ans d'emprisonnement pour complicité d'escroquerie et faux. La décision a fait l'objet d'un appel et n'est donc pas définitive.

Ce dossier montre qu'un même manquement peut engager une responsabilité sur deux terrains distincts, qui se complètent sans se confondre. Au pénal, lorsque le manquement caractérise une infraction — escroquerie, tromperie, complicité —, l'acquéreur peut se constituer partie civile pour obtenir réparation dans le cadre même de la procédure pénale. Au civil, indépendamment de toute poursuite pénale, la responsabilité contractuelle du promoteur, le devoir de mise en garde de la banque ou le devoir de conseil du notaire peuvent être recherchés pour obtenir l'indemnisation du préjudice. Le cabinet examine systématiquement les deux voies, qu'il s'agisse d'un dossier isolé ou d'une action groupant plusieurs acquéreurs d'une même opération.

Neuf ou ancien : la recherche de responsabilité n'est pas propre à la défiscalisation

Si les résidences gérées vendues sous un régime de défiscalisation concentrent une part importante de ce contentieux, la responsabilité d'un intermédiaire peut se rechercher pour toute acquisition, neuve ou ancienne : un agent immobilier qui a dissimulé un vice apparent, un diagnostiqueur dont le rapport s'est révélé erroné, un conseiller ayant recommandé un investissement locatif classique sans vérifier la solvabilité réelle du marché locatif local.

L'action peut être individuelle ou collective selon le nombre de personnes concernées par le même manquement, et se conduit devant la juridiction civile pour l'indemnisation du préjudice, sans exclure une plainte lorsque les faits révèlent une infraction pénale — tromperie ou escroquerie notamment.

Un premier échange pour situer l'enjeu Décrivez votre situation par téléphone au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact : nous vous indiquons les options possibles, les délais applicables et la formule d'honoraires adaptée. Le cabinet intervient partout en France.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent


Oui, s'il a manqué à son devoir d'information et de conseil : présentation inexacte du produit, absence d'alerte sur les risques, rendement présenté comme garanti alors qu'il ne l'était pas, ou défaut de vérification de l'adéquation du montage à la situation du client. La seule baisse de rentabilité de l'opération ne suffit pas ; c'est le manquement au devoir de conseil qui engage sa responsabilité.
Oui, notamment au titre de son devoir de mise en garde envers un emprunteur non averti lorsque le prêt n'était pas adapté à ses capacités ou au risque réel de l'opération, et au titre de la régularité de l'offre de prêt elle-même. La situation où la banque finance à la fois l'acquéreur et le promoteur ou l'exploitant appelle un examen particulier.
Il peut l'être s'il a manqué à son devoir de conseil ou à ses vérifications d'usage — situation hypothécaire, conformité urbanistique, garanties financières d'achèvement en VEFA. Sa qualité d'officier public ne l'exonère pas d'un devoir de conseil impartial envers l'ensemble des parties à l'acte.
Les deux voies sont possibles et non exclusives. Une action individuelle peut être engagée dès que le retard n'est plus justifié ; lorsque plusieurs acquéreurs de la même opération sont concernés, une action collective coordonnée permet de mutualiser l'expertise et la stratégie, chacun restant maître de son propre dossier.
Non. Si ces montages concentrent une part importante du contentieux en raison de leur volume de vente, la responsabilité d'un agent immobilier, d'un diagnostiqueur ou d'un conseiller peut se rechercher pour toute acquisition, neuve ou ancienne, dès lors qu'un manquement à son devoir d'information ou de conseil est établi.
Oui, et les deux voies se complètent : la constitution de partie civile dans la procédure pénale permet d'obtenir réparation lorsque le manquement caractérise une infraction, tandis que l'action civile en responsabilité contre le promoteur, la banque ou le notaire est autonome et peut être engagée indépendamment de toute poursuite pénale. Le cabinet examine systématiquement les deux terrains.
Oui, dans toute la France. Les intermédiaires mis en cause — réseaux nationaux de conseil en gestion de patrimoine, banques, promoteurs — interviennent rarement sur un seul territoire, et le cabinet plaide devant l'ensemble des juridictions.

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