Gobert et Associés
Façade de l'ancien palais de justice de Marseille

Avocat en droit administratif

Contester une décision de l'administration, obtenir réparation d'un dommage qu'elle a causé, défendre un marché public ou une situation de fonctionnaire : le droit administratif a ses juridictions, ses délais et ses formes propres. Cette pratique est conduite au cabinet par Me François Morabito.

Cabinet à Marseille — intervention sur tout le territoire national

Une matière à part entière

Le droit administratif régit les rapports entre les personnes publiques — État, collectivités, établissements publics — et les administrés. Il ne se réduit pas à l'urbanisme : il englobe les contrats de la commande publique, la fonction publique, la responsabilité de l'administration, la gestion du domaine public, la police administrative et les sanctions qu'elle prononce.

Sa particularité est procédurale. Les recours se portent devant le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel et le Conseil d'État. Les délais sont courts — souvent deux mois à compter de la notification ou de la publication de la décision — et un recours administratif préalable est parfois obligatoire. Une décision non contestée dans le délai devient définitive, quelle que soit son irrégularité.

Les composantes que nous traitons

  • Contentieux des décisions — recours pour excès de pouvoir contre un refus, une autorisation, un retrait ou une sanction ; recours de plein contentieux ;
  • Urbanisme et aménagement — permis de construire, documents d'urbanisme, préemption, expropriation (voir la page urbanisme) ;
  • Commande publique — passation et exécution des marchés publics, concessions, référé précontractuel et contractuel, contentieux indemnitaire ;
  • Fonction publique — recrutement, avancement, discipline, protection fonctionnelle, accidents de service, fin de fonctions ;
  • Responsabilité administrative — dommages de travaux publics, faute de service, défaut d'entretien normal, responsabilité sans faute ;
  • Domaine public — autorisations et conventions d'occupation, redevances, contraventions de grande voirie, contentieux portuaires et littoraux ;
  • Police administrative et environnement — installations classées, autorisations environnementales, mesures de police, fermetures administratives ;
  • Collectivités territoriales — légalité des délibérations et des actes, contentieux électoral local, relations avec les services de l'État ;
  • Référés administratifs — suspension, liberté, mesures utiles, provision : obtenir une décision en urgence lorsque le fond ne peut attendre.

Agir en urgence : les référés

Le juge administratif statue au fond dans des délais qui se comptent en mois, parfois en années. Lorsqu'une décision produit immédiatement ses effets — un chantier qui démarre, une fermeture qui prend effet, une exclusion d'un marché —, le référé est la seule voie utile.

Le référé-suspension suppose de démontrer l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision ; le référé-liberté, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, avec une décision en quarante-huit heures. Ces procédures se greffent sur un recours au fond et doivent être engagées sans attendre : l'avancement de la situation contestée peut faire disparaître l'urgence, donc l'intérêt du référé.

Ce qu'il faut réunir avant d'agir

La première vérification porte sur la décision elle-même : sa date, sa notification ou sa publication, les voies et délais de recours qu'elle mentionne, et l'existence d'un recours préalable obligatoire. C'est ce qui détermine si l'action est encore recevable.

Viennent ensuite le dossier ayant conduit à la décision — demande déposée, pièces transmises, échanges avec l'administration —, les éléments démontrant l'intérêt à agir, et, pour un litige indemnitaire, les justificatifs du préjudice. Une demande préalable d'indemnisation adressée à l'administration est en principe nécessaire avant de saisir le juge.

Un premier échange pour situer l'enjeu Décrivez votre situation par téléphone au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact : nous vous indiquons les options possibles, les délais applicables et la formule d'honoraires adaptée. Le cabinet intervient partout en France.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent


En principe deux mois à compter de la notification de la décision, ou de sa publication s'il s'agit d'un acte réglementaire. Ce délai n'est opposable que si la décision mentionne les voies et délais de recours. Certaines matières imposent en outre un recours administratif préalable obligatoire avant toute saisine du juge. Passé le délai, la décision devient définitive, quelle que soit son irrégularité : c'est le premier point à faire vérifier.
C'est le recours par lequel on demande au juge administratif d'annuler une décision illégale. Le juge examine la légalité de l'acte — compétence de son auteur, forme, procédure suivie, motifs retenus — et l'annule le cas échéant, sans le remplacer. Il se distingue du recours de plein contentieux, dans lequel le juge peut réformer la décision ou condamner l'administration à indemniser.
Par un référé-suspension, qui suppose de démontrer l'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il se greffe sur un recours au fond et doit être engagé rapidement : l'exécution avancée de la décision peut faire disparaître l'urgence. En cas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, le référé-liberté permet d'obtenir une décision en quarante-huit heures.
Oui, sur le terrain de la responsabilité administrative : faute de service, défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, dommages de travaux publics, ou responsabilité sans faute dans certains cas. Une demande préalable d'indemnisation doit en principe être adressée à l'administration avant de saisir le tribunal administratif.
Cette pratique est conduite par Me François Morabito. Le cabinet est établi à Marseille et plaide devant l'ensemble des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel de France, ainsi que devant le Conseil d'État.

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