Gobert et Associés
Vue générale de Marseille

Avocat en résidence services seniors : défense des propriétaires

Vous avez investi dans un appartement de résidence services seniors, le plus souvent sous le régime du loueur en meublé non professionnel (LMNP) — un logement autonome assorti de prestations collectives. Le rendement annoncé ne se réalise pas, les charges augmentent, ou l'exploitant renégocie le bail. Le cabinet défend les propriétaires de ce type de lots, partout en France.

Cabinet à Marseille — intervention sur tout le territoire national

Suivi par Me Christophe Jervolino et Me François Morabito

Deux montages très différents sous un même nom

L'expression « résidence seniors » recouvre deux organisations juridiques qu'il faut distinguer avant toute action, car elles n'ouvrent pas les mêmes recours.

Dans le premier, la résidence-services est organisée en copropriété : les services sont rendus aux occupants et financés par la copropriété. La loi du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement a profondément réformé ce modèle, notamment la distinction entre services individualisables et non individualisables et leur imputation dans les charges. Le contentieux s'y mène devant le juge de la copropriété.

Dans le second, le lot est donné à bail commercial à un exploitant unique, qui verse un loyer au propriétaire et se rémunère sur l'exploitation. C'est le montage le plus répandu dans les programmes vendus à l'investisseur, et celui où se concentrent les difficultés que nous traitons : baisse de loyer, impayés, refus de renouvellement.

La première question que nous posons est donc toujours la même : que dit exactement votre acte, et qui est votre locataire ? La réponse détermine la juridiction, les délais et la stratégie.

Les situations que nous traitons

  • Baisse du loyer justifiée par un taux d'occupation insuffisant de la résidence ;
  • Loyers impayés et retards répétés de l'exploitant ;
  • Charges de services contestées, notamment leur répartition entre les lots ;
  • Refus de renouvellement du bail commercial ou conditions dégradées ;
  • Travaux de rénovation et de mise aux normes imposés au propriétaire ;
  • Revente bloquée par l'existence du bail et par la décote du produit ;
  • Défaillance de l'exploitant et recherche d'un repreneur ;
  • Actions devant le juge des loyers commerciaux : fixation de la valeur locative, déplafonnement, expertise judiciaire ;
  • Indemnité d'éviction : chiffrage, contestation et négociation, à l'amiable comme devant le juge.

Le taux d'occupation, argument central de l'exploitant

Dans ce secteur, l'exploitant justifie presque toujours ses demandes par le taux de remplissage de la résidence. L'argument a un poids économique réel, mais il n'a pas, en lui-même, de portée juridique : le bail commercial met le risque d'exploitation à la charge du locataire, non du bailleur.

Notre travail consiste à ramener la discussion sur le terrain des pièces : ce que le bail prévoit, ce que la documentation commerciale promettait, ce que l'exploitant a réellement encaissé, et ce qu'un loyer de marché représenterait pour un lot comparable. C'est cette démonstration, et non la bonne volonté, qui détermine l'issue d'une négociation.

Le collectif RE-ACTION : deux mille investisseurs, et la chaîne de ceux qui ont vendu

Le cabinet est l'un des trois qui portent RE-ACTION, collectif réunissant environ deux mille investisseurs en résidences gérées du groupe Réside Études — résidences seniors comprises. Le préjudice moyen avancé est de l'ordre de cinquante mille euros par appartement, pour un sinistre global estimé à une centaine de millions d'euros, et des dépréciations de trente à soixante-dix pour cent sur la valeur des lots.

Ce qui distingue cette action, c'est qu'elle ne s'arrête pas à l'exploitant. Un exploitant défaillant n'a souvent plus rien à payer ; ceux qui ont conçu, financé, assuré et commercialisé le produit, eux, sont toujours là. Établissements bancaires ayant financé les acquisitions, réseaux de commercialisation, conseillers en gestion de patrimoine, assureurs : leur responsabilité s'apprécie sur ce qu'ils ont dit, écrit et vérifié au moment de la vente.

C'est le sens du travail engagé : remonter la chaîne jusqu'à des interlocuteurs solvables, plutôt que d'épuiser les propriétaires en procédures contre une coquille vide. Cette stratégie vaut pour tous les produits en résidence gérée, pas seulement pour un groupe.

La presse patrimoniale a rendu compte de cette action ; les références figurent dans notre revue de presse.

Conduire un collectif jusqu'à l'accord

L'objectif d'une action collective n'est pas le procès : c'est le résultat. La plupart de ces dossiers se dénouent par un accord — encore faut-il qu'il vaille mieux que ce qui était proposé au départ, et cela ne s'obtient pas en subissant le calendrier de l'autre.

Un dossier récent le montre. Dans une résidence services seniors de Savoie, soixante-dix propriétaires ne percevaient plus leurs loyers depuis 2023. Chacun s'était vu proposer, individuellement, une baisse de loyer de trente pour cent présentée comme la condition du paiement. Réunis et accompagnés par le cabinet, ils ont refusé d'une seule voix, fait valoir la garantie donnée lors de la vente, et obtenu l'ouverture d'une véritable négociation. Le dossier se règle aujourd'hui par la voie d'un accord.

C'est le travail que nous faisons : tenir un groupe ensemble assez longtemps pour que la discussion devienne possible, puis vérifier, ligne à ligne, que ce qui est signé protège réellement chacun — le loyer, la garantie, la fiscalité et la valeur du bien.

Agir ensemble plutôt que seul

Les exploitants de résidences seniors gèrent des portefeuilles de plusieurs dizaines de résidences. Le cabinet conduit ou a conduit des actions concernant notamment Domitys, Zenitude et OBEO — certaines closes, d'autres en cours — et représente à ce jour près de dix mille propriétaires, tous produits confondus.

Le regroupement des propriétaires d'une même résidence produit deux effets : il mutualise le coût de l'analyse et de l'expertise, et il modifie l'attitude de l'exploitant, qui n'oppose pas la même réponse à un propriétaire isolé et à quarante propriétaires réunis.

Ce qu'il faut réunir avant d'agir

L'acte d'acquisition, le bail commercial et ses avenants, les appels de loyer et de charges des trois dernières années avec leur décompte, les courriers de l'exploitant, et le règlement de copropriété lorsque la résidence est organisée sous cette forme.

Ajoutez-y la plaquette commerciale et les projections de rendement remises lors de la vente. L'écart entre ce qui a été promis et ce qui a été servi se démontre par ces documents, et il fonde souvent la mise en cause de ceux qui ont vendu le produit.

Consulter un avocat à Marseille : défense des propriétaires bailleurs en résidence services seniors

Le cabinet est installé au 19 A rue Venture, 13001 Marseille. Il reçoit du lundi au vendredi de 9h à 19h, au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact, et intervient pour des dossiers situés dans toute la France.

Pour un premier échange utile, indiquez en quelques lignes la situation, les dates connues et les échéances en cours, et réunissez les pièces dont vous disposez : contrats, courriers, décisions, constats ou rapports. Les modalités d'honoraires sont présentées sur la page honoraires.

Se réunir change la réponse de l'exploitant Domitys, Zenitude, OBEO, Réside Études Seniors, Villa Sully : les propriétaires d'un même établissement ont un intérêt commun et une position bien plus solide lorsqu'ils répondent d'une seule voix. Voir les actions collectives en cours, ou proposer une action pour votre résidence.
Un premier échange pour situer l'enjeu Décrivez votre situation par téléphone au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact : nous vous indiquons les options possibles, les délais applicables et la formule d'honoraires adaptée. Le cabinet intervient partout en France.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent


L'acte d'acquisition et le bail répondent en quelques lignes. Si vous avez signé un bail commercial au profit d'une société d'exploitation qui vous verse un loyer, vous êtes dans le second cas. Si les services sont organisés par la copropriété et facturés en charges, vous relevez du premier, réformé par la loi du 28 décembre 2015. Les recours diffèrent, les délais aussi.
Rien ne vous y oblige. Le risque d'exploitation pèse sur le locataire commercial. Accepter par avenant a des conséquences durables, car l'avenant fixe un nouveau point de départ pour les révisions futures. Nous chiffrons ce que l'acceptation coûterait sur la durée avant toute réponse.
Oui, le bail se transmet avec le bien. En pratique, la décote tient aux conditions du bail lui-même : un loyer réduit, un exploitant fragile ou une échéance proche pèsent sur le prix. Assainir la situation locative avant de mettre en vente rapporte souvent davantage que de vendre en l'état.
Non. Leur répartition obéit au règlement de copropriété et, pour les résidences-services en copropriété, aux règles issues de la loi du 28 décembre 2015. Un décompte détaillé peut être exigé, et une répartition irrégulière se conteste. Le point de départ est toujours l'examen du décompte, pas la discussion de principe.
Oui. Les résidences seniors sont réparties sur tout le territoire et le cabinet plaide devant la juridiction compétente, généralement celle du lieu de l'immeuble. Les réunions de propriétaires se tiennent sur place ou en visioconférence.

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